La santé grecque en pleine agonie

Publié: février 3, 2015 dans Articles / Press / Grèce

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Dans cet extrait de l’émission « Envoyé spécial » diffusée le jeudi 29 janvier, une conseillère municipale nous ouvre les portes d’un hôpital flambant neuf sur l’île de Santorin, en Grèce. Cet établissement parfaitement équipé n’a jamais accueilli un seul patient à cause de la crise. 

Vidéo : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-la-sante-grecque-en-pleine-agonie_811085.html

L’île de Santorin accueille chaque année des milliers de touristes. Véritable carte postale en plein cœur de la mer de Crète, c’est le paradis sur terre. Pourtant, pour ses 15 000 habitants, le constat est plus amer. Ici, pas un seul hôpital avec des urgences équipées pour recevoir des malades. Pour se soigner, la population doit se rendre à Athènes, ou dans d’autres grandes villes dotées des équipements nécessaires.

Un hôpital sans médecins

Pourtant, il existe un hôpital flambant neuf, prêt à ouvrir ses portes aux patients depuis 2011. Mais la crise  économique est passée par là. Le pays doit se soumettre à des politiques d’austérité menées par l’Union européenne. En réponse, le gouvernement décide d’assainir ses comptes budgétaires en faisant des coupes drastiques. L’un des secteurs les plus touchés est la santé, avec un budget qui a diminué de 40 % depuis 2009.

Giorgia, une future maman qui vit sur l’île, découvre sans trop y croire cet établissement qui possède IRM, scanner, salles d’accouchement, unité de pédiatrie, de cardiologie, deux blocs opératoires et tout un équipement de pointe. Elle qui doit se rendre à Athènes par bateau pour pouvoir accoucher dans de bonnes conditions a du mal à comprendre pourquoi cet établissement n’a jamais ouvert ses portes.« Tout ça est invraisemblable. Combien de gens ont besoin de tout ça et c’est fermé », s’indigne-t-elle, laissant transparaître son émotion.

Un quart de la population n’a plus de sécurité sociale

Cet hôpital a coûté 13 millions d’euros à l’État grec. Mais depuis la crise, celui-ci n’a plus les moyens de payer 4 millions d’euros par an pour faire fonctionner cet hôpital. Il préfère se désengager du système de santé, au détriment de sa population dont les difficultés s’accroissent chaque jour. Plus d’un quart de la population n’a pas de sécurité sociale. Certains ont cotisé toute leur vie, mais n’ont plus rien, et doivent aujourd’hui se faire soigner au prix fort. Depuis 2013, 10 000 lits d’hôpitaux ont été supprimés.

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